L’ancien poète officiel des États-Unis, Philip Levine, a déjà dit : « S’il n’en tenait qu’à moi d’inventer un poète pour compléter le siècle de William Carlos Williams et de Wallace Stevens, je créerais Mark Doty tel qu’il est, c’est-à-dire un créateur de grands poèmes audacieux qui ne craignent pas de prendre des risques, et dans lesquels les expériences humaines les plus ordinaires sont transformées en musique. » De son côté, Mary Oliver a dit de lui : « Une des constantes de la poésie et de la prose de Mark Doty, quel qu’en soit le sujet, est sa recherche du mot ou de l‘expression juste, ce qui le conduit (et nous dans son sillage) au coeur même du sens incandescent de l’aventure humaine.»

Que peut-on ajouter à cela ? La prose et la poésie de Mark Doty ont été louangées par le New York Times pour « sa compréhension éblouissante et pourtant concrète de notre monde. » Célèbre pour sa prose au même titre que pour sa poésie, Mark Doty est l’auteur de trois volumes de Mémoires qui ont été sur la liste des best-sellers du New York Times : Dog Years (Harper Collins, 2007), Firebird (1999), et Heaven’s Coast (1997), de même que d’un essai sur le métier d’écrivain et sur la critique, The Art of Description: World Into Word, publié dans la populaire série Art of de l’éditeur Graywolf Press. Son grand intérêt pour l’art visuel est apparent à travers toute son œuvre et particulièrement évident dans ses poèmes, mais aussi dans le livre qu’il y a consacré, Still Life with Oysters and Lemon (2001). Il travaille actuellement à un autre volume de Mémoires qui traitera de sa relation poétique avec l’œuvre de Walt Whitman, et dont le titre provisoire est : What Is the Grass.

On lui doit neuf recueils de poésie, dont le plus récent est Deep Lane (W.W. Norton, 2015), qui se présente sous la forme de descentes dans la terre sous le jardin et dans le sous-sol ténébreux de la vie. Mais ces poèmes cherchent aussi la voie d’une remontée à la surface et d’une réparation par le biais de tout ce qui permet au poète de s’épanouir : l’art et l’ardeur, les animaux et les jardins, le plaisir de voir et la mise en harmonie du monde par le mot. Fire to Fire: New and Selected Poems a paru en 2008 ce livre a reçu le National Book Award la même année. On peut lire dans la citation des membres du jury ce qui suit : « Les poèmes de Mark Doty dans Fire to Fire sont d’un franc parlé élégant et déterminé et ils nous invitent avec délicatesse à partager leur compassion féroce. En y conjuguant la louange du monde à d’implacables accusations, et les défis aux applaudissements, ils donnent lieu à un étonnant alliage de deuil et d’allégresse et à une musique d’une glorieuse démesure. » Mark Doty est le premier poète américain à avoir gagné le T. S. Eliot Prize au Royaume-Uni, pour son recueil My Alexandria (1993) qui s’est aussi mérité les prix Los Angeles Times Book Prize et National Book Critics Circle Award. Ses autres recueils comprennent les titres suivants: Turtle, Swan (1987); Atlantis (1995); Sweet Machine (1998); Source (2001); et School of the Arts (HarperCollins, 2005), unanimement salué par la critique.

En sus du National Book Award, Mark Doty a également reçu deux bourses du NEA, une bourse Guggenheim, le Whiting Writers Award, le Lila Wallace/Readers Digest Award, et le Witter Byner Prize. La citation qui accompagnait ce dernier prix notait que « Les poèmes de Mark Doty élargissent la portée du lyrisme américain. » En 2011 Mark Doty fut élu président de l’Academy of American Poets.

Mark Doty est professeur émérite à l’univrsité Rutgers et il enseigne également dans le cadre du programme à distance en vue de la maîtrise ès arts de l’université de New-York à Paris.